L'éditorial
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Samedi 18 Janvier 2020
Journal Electronique

Remarquable constance

Le gros pic de tension qui a jeté l’alerte et risqué d’embraser la région est passé, semble-t-il, au regard de l’intensification des initiatives appelant à l’apaisement. Tripoli avait failli tomber, mais le coup de poker du maréchal Khalifa Haftar, poussé par ses alliés et encouragé par le retrait d’une Algérie momentanément occupée par ses soucis internes, a non seulement échoué mais a, de plus, davantage compliqué les choses. En effet, la situation en Libye avait pris une dangereuse tournure avec l’intrusion d’une Turquie décidée à utiliser les grands moyens pour étendre son influence sur une scène méditerranéenne où elle veut projeter son ambition et ses intérêts après avoir vainement tenté de s’imposer sur une arrière-cour moyen- orientale mouvante, traditionnel terrain de jeu des grandes puissances. Désormais, la crise libyenne s’est enrichie de plusieurs autres outsiders. Dans ce jeu trouble qui sent fortement le pétrole et le gaz, l’Algérie n’est pas restée les bras croisés. Aussitôt son Président élu, elle a fermement fixé les «lignes rouges» à ne pas dépasser et réitéré l’impératif d’un règlement par les voies pacifiques de la crise libyenne. Même si les armes ne se sont pas totalement tues, cela a eu pour effet de «geler» les positions sur le terrain et de reconfigurer le jeu des forces qui s’y appliquent, ouvrant chemin large au travail diplomatique. Puissance incontournable dans la région nord-africaine, disposant d’une influence indiscutable dans ce pays voisin qu’est la Libye, l’Algérie est vite redevenue cette voix consultée dans toute initiative de règlement politique. Alger a privilégié, avec une remarquable constance, le dialogue entre les parties en conflit, loin de toute ingérence militaire étrangère, pour dénouer la crise. C’est cette démarche saine que, en dépit des manœuvres douteuses, elle continue de défendre et de faire avancer. C’est aussi la seule option pour ramener la paix et la stabilité dans la région sahélo-saharienne et qui peut les préserver dans la zone méditerranéenne en écartant les menaces du terrorisme, de la contrebande et de l’immigration clandestine.
Horizons

L’Algérie de tous les Algériens 

 Le changement de gouvernance est réellement à portée du dialogue national inclusif qui a le grand mérite de réunir tous les Algériens dans une démarche consensuelle et participative. Au-delà des divergences d’approche somme toute naturelles, le destin collectif et l’exigence de renouveau démocratique unanimement revendiqué commandent le devoir de dialogue «dans le cadre d’un consensus politique et des lois de la République» pour lever toutes les équivoques et construire ensemble l’Algérie de demain. Cette Algérie nouvelle qui tend la main à la génération hirak, malheureusement infiltrée par une minorité en perte de dividendes politiques longtemps assurés par le régime de la cooptation finissant. Cette Algérie qui reste attachée aux vertus de la compétence et de l’expérience acquises par des personnalités de haut rang et des hommes politiques pour entamer «une nouvelle ère avec un nouvel état d’esprit». En homme de dialogue convaincu, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a jeté les passerelles de la convergence «avec quiconque veut éteindre les feux de la fitna et de la division». La main tendue particulièrement lancée au hirak et le «sentiment spécial» pour la Kabylie confortent la volonté d’«un dialogue sérieux au service de l’Algérie et de l’Algérie seulement». Alors que le chantier prioritaire de la révision constitutionnelle est concrètement pris en charge par le comité d’experts, officiellement installé mardi dernier par le directeur de cabinet de la présidence de la République, Noureddine Ayadi, le processus de concertation politique a pris une dimension importante. Le président de la République a, tour à tour, rencontré l’ancien chef de gouvernement Ahmed Benbitour, l’ancien ministre de la Communication et ancien ambassadeur Abdelaziz Rahabi, l’ancien chef de gouvernement Mouloud Hamrouche, l’ancien ministre des Affaires étrangères, le Dr Ahmed Taleb Ibrahimi, auquel le président de la République a rendu visite en son domicile, le président de Jil Jadid, Sofiane Djilali, l’ancien coordinateur de l’Instance nationale de médiation et de dialogue, Karim Younès, et le colonel Youcef Khatib, l’ancien chef de la Wilaya IV historique. Dans l’opposition, des formations politiques ont affiché leur volonté de s’inscrire dans la démarche de dialogue qui s’enracine et concrétise l’engagement du président de la République d’associer toutes les personnalités, les acteurs politiques et les représentants de la société civile. 

 Horizons

Une première phase 

Certains se sont interrogés, d’une façon faussement ingénue, sur l’opportunité d’une révision de la Constitution pour instiller le doute quant aux intentions du président de la République à travers cette initiative, qu’ils jugent hâtive, volontairement oublieux que c’est l’une des revendications du hirak. Et que les nombreux déficits dont souffrent la gouvernance en Algérie découlent justement des lacunes intentionnelles qui minent ce texte fondamental, au point de plonger l’Algérie dans une impasse politique qui aurait pu lui être fatale sans la haute conscience dont ont fait preuve autant les citoyens que les «décideurs». Parce que c’est une revendication citoyenne, que les leçons administrées par cette récente et délicate phase politique ont été tirées, et que le président Abdelmadjid Tebboune avait promis de consacrer ses efforts à l’émergence de cette Algérie nouvelle à laquelle aspirait le peuple, cette tâche s’imposait parmi les priorités dans l’agenda du chef de l’Etat. L’installation hier du comité d’experts chargé de l’élaboration de propositions sur la révision de la Constitution n’est encore qu’une première phase. En effet, le travail de ce comité d’experts, outre qu’il redonne confiance aux compétences nationales à travers leur mise à contribution à la définition de la seconde République algérienne, a été clairement fixé dans la lettre de mission adressée par le président de la République. Ce travail est un prélude «à un très large processus de consultations» que le président de la République «compte lancer en associant les acteurs de la scène politique et de la société civile», précise-t-il encore pour lever tout doute sur la pureté de l’intention présidentielle. Une sincérité qui se veut confortée par les récentes rencontres du Président avec certaines personnalités politiques qui ont su conserver leur crédibilité auprès du peuple par leurs positions passées et durant la Révolution du sourire. Si s’opposer est dans la nature de l’opposition, celle-ci ne pourra guère accuser d’inaction le locataire d’El Mouradia et risque de se confiner dans une attitude réactive à bénéfice nul, à moins de se départir de la rigidité de ses positions.
 Horizons

Une dérive à stopper

Comme un cancer qui s’est métastasé, les discours de la haine se sont répandus, ces dernières années, dans la société à une vitesse effrayante. Paradoxalement, c’est au moment où la demande de libertés et de démocratie a grandi que la violence verbale s’est mise en même temps à se déverser en torrents nauséabonds. Même lors des manifestations du hirak, des hommes politiques ont été congédiés et les échanges dans la rue n’étaient pas toujours empreints de cordialité. Relativement préservé à cause d’une histoire qui avait vu son peuple faire front commun, resserrer ses rangs face à un ennemi impitoyable et cultiver les valeurs de fraternité, le pays découvre avec ahurissement l’ampleur d’un mal qui n’épargne même plus les symboles de sa Révolution et les fondements de son identité. La liberté dans la recherche historique s’est parfois muée en procès et dénigrement de héros au mépris de la morale la plus élémentaire. Tout est prétexte, y compris les matches de foot ou les fêtes ancrées dans la mémoire pour s’en prendre à son prochain. On le dévalorise, on le méprise par des mots avant de s’en prendre directement à lui. Les réseaux sociaux, devenus le canal de tous les refoulements, ont sans aucun doute amplifié le phénomène mais les germes étaient déjà semés. La violence, avant de prendre de l’ampleur et de devenir un phénomène qui menace désormais ouvertement la cohésion de la société, était familière dans les stades et les lieux publics, voire les médias censés éduquer et combattre les extrémismes. Si durant le Ramadhan, elle s’exacerbe, elle est devenue au quotidien un mode d’expression, un comportement ou, pour reprendre un concept cher aux sociologues, un mode de régulation sociale. Il serait présomptueux de pouvoir cerner les causes de son expansion, mais les faits sont là. Le mépris des lois, l’irrespect de son prochain, cette croyance de détenir la vérité quand tout le monde est dans l’erreur sont autant d’ingrédients qui ont alimenté un cycle infernal. La volonté des pouvoirs publics de promulguer des lois montre qu’ils ont pris la mesure du danger. Combattre le phénomène ne doit souffrir aucune ambiguïté. Certes, le recours à la justice ne suffira pas à extirper les racines du mal. C’est déjà un immense pas pour exprimer le refus d’une dérive. Le temps est venu de la stopper sous peine de la voir prendre une dimension plus grave.
 Horizons

La communication à l’heure des réformes

La nouvelle République lance le chantier d’une «réforme globale» dans le secteur stratégique de la communication qui, avouons-le, souffre d’une désorganisation totale, d’une absence de représentativité, préjudiciable à un dialogue constructif, et de dérives aux antipodes des bases fondamentales du devoir d’informer. Face aux réseaux sociaux, coupables de la pratique des fake news, l’esprit partisan et le choix du sensationnel érigé en ligne de conduite par des chaînes de télévision privées et des journaux, privilégiant la logique mercantile, ont profondément et gravement altéré les valeurs de la presse qui, frappée de discrédit, s’est éloignée de sa mission inhérente au droit du citoyen à une information complète et objective. Il est plus que vitale de repenser le système de l’information et de la communication en symbiose avec les exigences du changement revendiqué par le mouvement citoyen. En journaliste doté d’une grande expérience et en enseignant universitaire, le ministre de la Communication Amar Belhimer a lancé un appel pour «travailler ensemble» à l’émergence d’une presse libre, responsable, crédible et performante. «La liberté et la responsabilité sont étroitement liées pour garantir une pratique paisible des libertés», a affirmé le ministre. La «réforme globale», inscrite dans la feuille de route du président de la République, prône un «dialogue participatif et inclusif». Des ateliers seront mis en place pour apporter la plus-value attendue, loin de l’invective, de l’injure et de la diffamation. «Ces chantiers coïncideront avec l’initiation du dialogue national dans le cadre de l’amendement de la Constitution qui donnera lieu à de nouvelles lois devant consacrer la pratique démocratique, dont les lois relatives au régime électoral, aux partis politiques, aux associations et à la presse», a-t-il souligné. Ni monopole ni censure, mais plutôt respect de la dignité et de la vie privée. Il s’agit de contribuer à la «consécration des libertés dans un domaine vital, levier d’autres secteurs». Le temps du partenariat efficient s’impose pour amorcer le renouveau attendu.
 Horizons

 

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L'agenda

 Ministère des Moudjahidine

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, présidera, le 19 janvier, à 9h30, au Musée national du moudjahid, une conférence à l’occasion du 65e anniversaire de la mort de Didouche Mourad, commandant de la Wilaya II.

Wilaya d’Alger

Dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de la commune, le wali d’Alger présidera,  le 18 janvier , à 13h30, des festivités qui auront lieu dans la circonscription de Dar El Beïda.

HCLA

Le Haut-Conseil de la langue arabe organisera, le 19 janvier , à 9h, à l’hôtel El Biar (Alger),  la réunion de la commission chargée de la conception de l’encyclopédie algérienne.

HCI

Le Haut-Conseil islamique organisera, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed El Arabi Ben Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

Musée du moudjahid

Le Musée national du moudjahid organisera, le 20 janvier à 10h, la 432e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement
de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

Ministère de la Santé
Le ministère de la Santé, en collaboration avec la Direction générale de la Protection civile, organisera, le 20 janvier à 9h30, à l’Institut national de la santé publique, une conférence de presse sur les dangers du monoxyde de carbone.

 

 SEEAL

Dans le cadre du lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation sur la qualité de l’eau produite et distribuée par la Seaal, une visite au profit de la presse sera organisée, le 20 janvier à 10h, au centre d’accueil téléphonique opérationnel de Bir Mourad Raïs, à la station de traitement d’eau potable de Hlaïmia et au laboratoire process de Boudouaou.

 

Salon national du recrutement

Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra, du 28 au 30 janvier, au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (Alger).

  

Musée du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organisera, le 20 janvier, à 10h, la 432e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

Forum civil pour le changement
Le Forum civil pour le changement organise, le 18 janvier  à 14h30, une conférence de presse au siège du parti (Didouche-Mourad, Alger).

Université Oran 1

L’Université Oran 1 Ahmed-Ben-Bella organisera, à la fin du mois de janvier, des journées scientifiques dédiées à l’agriculture intelligente.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire un don de son sang.

 

Fédération algérienne de vovinam
La Fédération algérienne de vovinam organisera le 18 janvier de 14h30 à 17h, à la salle Harcha-Hacène, le championnat national des seniors de la discipline.

 

Football

Sports Divers

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