Dérapage sur les réseaux sociaux : Des experts préconisent des lois adaptées
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Dimanche 12 Juillet 2020
Journal Electronique

La Toile est devenue une arme de contestation où il est possible pour les internautes de poster leurs idées les plus farfelues, parfois porteuses de messages de haine et de discrimination. Un projet de loi devrait être élaboré par le Premier ministère pour mettre fin à ces pratiques. Qu’en pensent les experts ?Du temps de la crise qu’a traversée le pays les mois derniers, le mouvement populaire s’organisait d’abord sur les réseaux sociaux, à leur tête Facebook. Les appels au calme se sont également multipliés durant la même période sur les différentes pages et groupes de discussion pour éviter de discréditer le mouvement. Les vidéos du hirak sont, à chaque sortie des contestataires, partagées en direct sur certaines pages d’activistes. Twitter n’était pas en reste. Moins populaire que Facebook, le réseau social de microblogage rassemble autant d’activistes d’opinion. Mais les discours sur les réseaux sociaux ont pris une autre tournure lors de l’élection présidentielle de décembre dernier, où de nombreux internautes ont laissé libre court à leurs opinions politiques. D’autres se permettent de s’attaquer à la vie privée de personnalités publiques. Dans cette montée en puissance des critiques, des écarts dangereux ont été commis. Dernier en date, celui du directeur de la culture de M’sila qui a qualifié l’un des symboles de la guerre de Libération, en l’occurrence Abane Ramdane, de «traître à la nation». Ces agissements n’ont pas laissé le président de la République indifférent. Dans ce sens, il a chargé le Premier ministre d’élaborer un projet de loi criminalisant toutes formes de racisme, de régionalisme et du discours de la haine dans le pays, notamment sur la Toile. Pour Ali Kahlane, consultant en transformation et maturation numériques, les réseaux sociaux sont d’abord utilisés comme support de diffusion d’images et de vidéos (photos, caricatures) et de textes qui font le buzz. «Ces plateformes tel que nous les vivons sont en train de changer plusieurs paradigmes et pas seulement en Algérie, mais à l’échelle mondiale», a-t-il assuré. Selon l’expert, ces paradigmes ont fait que notre relation avec l’information a changé et a fait basculer la balance de consommateurs passifs à internautes actifs, acteurs et distributeurs de contenus. Pour Kahlane, il est primordial de se doter d’un arsenal juridique et de lois qui protègent les internautes et la liberté des autres. Il affirme également que l’Algérie est à la traîne en termes de juridiction pour tout ce qui est numérique et se doit, rapidement, de se mettre à niveau avec les autres nations en termes de lois. Selon le consultant spécialisé en technologie de l’information et de la communication Iheb Tekkour, les utilisateurs des réseaux sociaux oublient constamment qu’au moment de leur inscription, ils ont accepté les conditions générales d’utilisation de la plateforme qui stipulent elles-mêmes que tout discours haineux et discriminatoire est immédiatement signalé par la plateforme et retiré. «Dans certains cas, l’intelligence artificielle ne détecte pas ces caractères, mais les réactions négatives des internautes sont détectées et les publications sont automatiquement retirées», a-t-il précisé. Toutefois, poursuit-il, l’Algérie a besoin d’une stratégie numérique globale dotée d’organismes solides, notamment en termes de lois pour un appui juridique. «Cela ne devrait pas concerner les réseaux sociaux seulement. Des lois devraient encadrer tous les domaines du numérique», a-t-il conclu. 


Le vrai danger, c’est l’extrémisme
Samir Bellik, gérant de l’agence de communication digitale GEN42, estime qu’il faut différencier les discours de haine sur les réseaux sociaux. Selon lui, les publications incitant à la haine ont toujours existé sur ces plateformes, mais il est important de faire la différence entre les trolls ou les haters qui sont des personnes réagissant à des gros titres par des publications négatives. «C’est ce qu’on appelle communément les débats de café 2.0», a-t-il développé. «D’un autre côté, il existe de vrais discours haineux (extrémistes de tous bords) qui suivent une doctrine qui les amène à prêcher leur vision à tous ceux qui veulent l’entendre. C’est eux le réel danger sur les réseaux, puisqu’ils incitent, généralement, à un acte violent», a-t-il assuré. Selon lui, qu’ils soient religieux, fascistes ou juste ignorants de faits scientifiques (anti-vaccination, terre plate), il est important de savoir les canaliser. «La meilleure manière est d’éduquer les internautes pour prendre l’information avec des pincettes et à savoir se documenter, à faire un travail d’investigation minimal avant de relayer et de partager une information», a-t-il estimé. Par ailleurs, l’intervenant assure que les services de sécurité sont très actifs et efficaces au moment où une plainte est déposée dans ce cadre et leurs actions sont rapides et dissuasives. «Chose que les internautes ne savent pas forcément», a-t-il conclu.
 Walid Souahi

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Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


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