Juristes et sociologues : Eviter les conflits identitaires
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Dimanche 19 Janvier 2020
Journal Electronique

La décision du président de la République d’élaborer un texte criminalisant toute forme de racisme, de régionalisme et de discours de haine a été saluée  par des juristes et politologues. Selon eux, une loi criminalisant ces dépassements est nécessaire pour protéger le pays contre d’éventuels passages à l’acte. 

Pour le sociologue Mohamed Taïbi, le recours d’Abdelmadjid Tebboune à cette décision prouve que la situation est devenue critique. «Les sociétés en crise ressemblent à des volcans, parfois elles vomissent tout ce qu’il y a de mauvais dans leur profondeur. Certainement, le chef de l’Etat a senti cette tendance agressive dans les mots et les discours. Souvent, ces derniers sont annonciateurs de violence et de tensions fratricides entre les structures du monde social algérien», souligne-t-il. Toutefois, Taïbi signale que l’élaboration de lois contre ce phénomène, même si elle est nécessaire, ne règlera pas tout. «Il faut légiférer tout en pensant à une stratégie globale, car le domaine symbolique et culturel est difficilement cernable par la loi. On n’est pas devant des conflits de subjectivité. Je pense que les réseaux sociaux sont la matrice de cette expression publique de la haine. Au sein de la société algérienne dans toute sa diversité, il n’y a pas un état de haine prononcé comme sur la Toile. D’où le besoin de diriger cette loi contre ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour cultiver l’animosité», soutient-il notant qu’aujourd’hui, des tendances veulent puiser dans ces subjectivités pour en faire justement des identités. Et d’affirmer : «Les réseaux sociaux sont manipulés par des écoles idéologiques occultes qui aiment faire de ces petites subjectivités une culture de tension permanente dans la société. C’est ce que le pays doit éviter à travers cette loi. Il ne doit pas tomber dans les dangereux conflits identitaires par les mots et les discours. Cette loi est nécessaire donc comme procédé légitime de lutte contre les déviances racistes et xénophobes».

Les élites devant leurs responsabilités
D’après lui, cette loi doit être murement réfléchie pour constituer le prélude à une double stratégie. «De plus, il faut mettre les élites du pays devant leurs responsabilités. Entre le négativisme amazigh et arabe, c’est le pays qui est perdant», juge-t-il. Dans ce sillage, le sociologue se dit convaincu que le ministère de la Culture a failli à sa mission. A ses dires, le vide culturel que nous vivons est la responsabilité de ceux qui ont géré ce domaine. Taïbi estime, de ce fait, que la situation est «alarmante, voire menaçante», car «beaucoup veulent préfabriquer des identités en puisant dans les discours de la haine». Le politologue Idriss Attia relève, lui aussi, que la diffusion de ce communiqué de la part de la Présidence est une preuve éloquente que la situation est dangereuse. La cause ? «Le hirak a engendré des rituels étranges et étrangers à notre société, à l’exemple du drapeau amazigh exhibé en remplacement de l’emblème national, avec une arrière-pensé hostile et violente. Ce qui n’est pas du tout toléré par la loi algérienne.» Attia n’a pas omis aussi d’évoquer la fête de Yennayer qui a remis au goût du jour «ces pratiques malsaines» n’ayant aucun lien avec les principes de notre religion. «Des tendances affichent clairement leur refus de la dimension amazigh de l’Algérie, alors que d’autres veulent se l’approprier pour en faire un fonds de discorde», affirme-t-il. Le Président, explique-t-il, «est intervenu pour cerner toutes les formes de violence symbolique ayant pour but d’empoisonner le corps de l’Algérie». Attia regrette le fait «que les résidus du colonialisme français soient toujours de mise. Preuve en est, la politique de diviser pour régner est largement usitée ces jours-ci».

Révision du code pénal
Du coté des juristes, Me Farouk Ksentini insiste sur la nécessité de légiférer par des textes spécifiques en vue de réprimer ce phénomène. Condition requise : «ces textes doivent être sévères afin de se prémunir contre ceux qui se livrent à ce discours dans le but de porter atteinte à l’unité nationale et au moral du citoyen». L’avocat a plaidé pour des sanctions pénales rigoureuses pour «neutraliser les réseaux sociaux», soulignant que des parties utilisent le hirak comme une couverture pour semer la fitna entre les Algériens. Ce qui est «inadmissible et éminemment dangereux». Amer Rekhila, spécialiste en droit constitutionnel, propose, à ce titre, de procéder à l’amendement du code pénal au lieu d’élaborer un nouveau texte, d’autant plus qu’il s’agit d’un phénomène difficilement maîtrisable, car il se produit sur une Toile maîtrisée par des centres internationaux. Selon lui, cette décision vise à moraliser les rapports ainsi qu’à mieux cerner le hirak. Pour l’avocat Nadjib Bitam, «le chef de L’Etat a joué la carte de l’anticipation avant le débordement de la situation». Rappelant que d’un point de vue légal, il n’existe pas de textes sanctionnant ces phénomènes nouveaux apparus sur les réseaux sociaux, Me Bitam a tenu à préciser cependant que la décision de Tebboune «est loin d’être une atteinte aux libertés individuelles», faisant savoir que ce genre de lois existe déjà dans d’autres pays tels que la France, le Canada et les Etats-Unis. Il suffirait cependant, selon lui, «d’intégrer trois ou quatre articles nouveaux dans le code pénal pour régir ces incitations au racisme et à la violence au lieu de procéder à la création d’une loi indépendante». Quant aux sanctions envisageables, il a parlé d’emprisonnement et d’amendes en fonction du délit.
 Karima Alloun Kordjani

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MDN

L’Ecole des techniques d’intendance de Blida organise, le 20janvier  à partir de 8h30, au Centre régional de l’information Chahid-Mohamed-Madi, des journées d’information.

Ministère de la Santé

Le ministère de la Santé, en collaboration avec la Direction générale de la Protection civile, organise, le 20 janvier  à 9h30, à l’Institut national de la santé publique, une conférence sur les dangers du monoxyde de carbone.

Ministère du Commerce
Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, préside, le 20 janvier  à partir de 9h, au Centre international des conférences à Alger, la cérémonie d’ouverture de la conférence nationale sur les conditions d’activité du commerce international.

Ministère de l’Agriculture
Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Hamid Hamdani, présidera, le 20 janvier  à 9h30, au siège de la Chambre de l’Agriculture, une réunion de travail avec le Conseil national interprofessionnel de la filière pomme de terre.

 

HCI

Le Haut-Conseil islamique organisera, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed El Arabi Ben Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

Musée du moudjahid

Le Musée national du moudjahid organisera, le 20 janvier à 10h, la 432e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement
de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

Ministère de la Santé
Le ministère de la Santé, en collaboration avec la Direction générale de la Protection civile, organisera, le 20 janvier à 9h30, à l’Institut national de la santé publique, une conférence de presse sur les dangers du monoxyde de carbone.

 

 SEEAL

Dans le cadre du lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation sur la qualité de l’eau produite et distribuée par la Seaal, une visite au profit de la presse sera organisée, le 20 janvier à 10h, au centre d’accueil téléphonique opérationnel de Bir Mourad Raïs, à la station de traitement d’eau potable de Hlaïmia et au laboratoire process de Boudouaou.

 

Salon national du recrutement

Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra, du 28 au 30 janvier, au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (Alger).

  

Musée du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organisera, le 20 janvier, à 10h, la 432e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

 

Université Oran 1

L’Université Oran 1 Ahmed-Ben-Bella organisera, à la fin du mois de janvier, des journées scientifiques dédiées à l’agriculture intelligente.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire un don de son sang.

 

 

CRA
Le Croissant-Rouge algérien (CRA) supervisera, le 20 janvier à 10h, le départ, à partir du stade du 5-Juillet à Alger, d’un convoi de denrées alimentaires et autres objets à destination de la Libye.

CACI

La Chambre algérienne de commerce et d’industrie organise, le 20 janvier  à partir de 8h30, au CIC Club-des-Pins (Alger), un séminaire national sur l’incoterm 2020.

ANVREDET

L’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique signera, le 20 janvier à 10h, une convention de partenariat avec le CRTI, au siège de ce dernier.
Machaâl EchaHid
L’association Machaâl Echahid, en collaboration avec le quotidien El Moudjahid, organise, le 22 janvier à 10h, à l’occasion du 60e anniversaire de la création de l’état-major de l’Armée de libération nationale (ALN), une conférence de la mémoire en hommage à ses membres.

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